Quelles compétences pour les journalistes de demain ?

L’une des questions revenues de manière récurrente dans les Entretiens de l’information du 25 mars concerne l’évolution des compétences requises pour les professionnels de l’information. Autrement dit, de quels journalistes et autres collaborateurs aura-t-on besoin dans les rédactions du futur ? On retrouve ici le problème déjà soulevé plus haut de l’articulation collaboration-polyvalence : investir dans des journalistes multitâches et/ou faire coopérer au sein des rédactions des spécialistes pointus, journalistes ou non ? Lire la suite

Le panda de Google détecte les sites de contenu de basse qualité (et donc ceux de haute qualité !)

 Google a mis à jour l’algorithme de résultats pour son moteur de recherche. Baptisé Panda, cette version a perturbé le référencement de certains sites et amélioré la visibilité d’autres.

la fonction éditoriale bien en marche !

En janvier 2010, le Conseil d’Administration de l’AACC a approuvé la création d’une nouvelle délégation représentant les agences-conseils en communication éditoriale. Cette création intervient dans le cadre du programme porté par le président de l’AACC, Nicolas Bordas, qui visait, entre autres, à couvrir l’intégralité des expertises spécialisées dans nos métiers. Cinq agences font déjà partie de la délégation : Euro RSCG C&O, pôle éditorial et contenus, Lowe Editorial, Tagaro DDB, Because et Textuel La Mine. Et nombreuses sont celles qui ont déjà marqué leur intérêt pour la délégation.
Laurence Vignon, Vice-Présidente de l’agence Textuel La Mine a été élue Présidente.

La délégation agences-conseils en communication éditoriale s’inscrit en complément du rôle de l’UJJEF, carrefour de réflexion, de formation et d’échanges de tous les professionnels de la communication d’entreprise. Mais après une année 2009 difficile et face aux grandes évolutions de leurs métiers, les agences de communication éditoriale au sein de l’AACC ont la conviction que celle-ci peut leur apporter un cadre pour leur donner une meilleure visibilité et les aider à valoriser leur métier.

La communication éditoriale est un métier qui a besoin d’être clarifié et clairement distingué des autres. Au cœur de notre expertise, la production de contenu est revendiquée par de nombreuses disciplines de communication. Les spécificités de chacun souffrent d’une grande porosité.

La définition ou la re-définition de la communication éditoriale est donc naturellement l’un des premiers sujets auquel va s’atteler la délégation. Notre légitimité historique, la différence de nos métiers (rédaction d’une grille des postes) et de nos expertises, la manière dont nous pensons et produisons les contenus, la valeur que nous créons pour nos clients, pour leurs publics, voilà ce sur quoi nous allons nous prononcer très vite.

Plusieurs autres chantiers sont en cours de réflexion, qu’il s’agisse de pratiques (importance du rôle de l’audio-visuel dans la communication éditoriale, par exemple) ou de sujets de veille et d’analyse (sur la convergence des médias, en particulier).

Le travail mené par l’Interdélégation est aussi une belle occasion d’endosser les thèmes portés par toutes les délégations comme celui de la charte de bonne conduite en matière d’appels d’offres.

La mission de AACC

Analyser, optimiser, recueillir, mettre en scène et diffuser tous les contenus des marques et des entreprises. Nous ne le faisons plus comme avant, nous le ferons encore différemment demain. L’AACC va nous permettre de construire ensemble notre vision de la communication éditoriale plurimédia et multicanal et d’envisager toutes ses opportunités.

Lecture du journal sur iPad versus papier : deux foix plus d’articles parcourus

Les lecteurs parcourent deux fois plus d’articles sur un journal iPad que sur un journal papier (35% d’articles parcourus pour l’iPad contre 18% pour le support papier). Mais les lecteurs mémorisent moins bien l’information lue sur l’iPad. C’est la conclusion de l’étude Eyetrack menée par l’agence française d’ergonomie Miratech sur deux versions du journal 20 minutes.

Une première étude avait montré que la lecture sur iPad était plus superficielle que sur un journal papier. Cette deuxième anlyse confirme la première : les lecteurs scannent l’information plus rapidement sur l’iPad, tandis qu’ils lisent de manière plus approfondie et plus efficace sur un format papier. Suite à la lecture, seulement 70% des participants se rappellent d’un article sur iPad, contre 90% pour le support papier.

Comment interpréter cette différence ? Je me pose plusieurs questions :
> Est-ce la lecture hypertexte, plus décousue, moins construite que la lecture linéaire qui serait à l’origine de cette différence ? En ce cas, on pourrait faire la même observation sur un site Internet.
> Est-ce l’organisation de l’information, sa présentation sur l’iPad, légèrement différente par rapport à la version papier, qui pourrait expliquer ce décalage ?
> Ou est-ce dû au support lui-même, plus lumineux ?

La passionnante étude Eyetracking the news : “What are the differences in reading news in print and online ?” (désormais disponible sur Amazon) menée en 2007 par le Poynter institute avait montré que, plus l’information était découpée et présentée sous des formats denses comme un graphique, des questions/réponses ou des cartes, plus les internautes assimilaient cette information durablement.

Merci à l’agence d’ergonomie Miratech d’avoir mené et publié cette étude ! Dans le désert des études sur le sujet de la lecture sur Internet et sur l’iPad, voilà quelques bonnes pistes de réflexion. Si vous avez d’autres informations/études, n’hésitez-pas à venir en parler sur ce blog.

Lire le compte rendu de l’étude “On parcourt le journal sur l’iPad, on le lit sur le papier“, sur Miratech.


L’étude Eyetrack07 : points clés
Jérémie Eskenazi :« L’internaute cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie »

C’est le genre d’info qui nous fout la patate à l’agence !

<a href="

“>

Ecrits numériques : vers une fiction interactive et collaborative

Extrait du Monde – Juillet 2010

Si les théories sur l’écriture numérique se multiplient, si les outils sont maintenant disponibles, qu’en est-il de la pratique ? Qu’est-ce qu’écrire aujourd’hui ?

Qu’il s’agisse d’un jeu vidéo ou d’une fiction intéractive, il existe aujourd’hui une nouvelle forme de littérature qui utilise l’informatique comme médium pour élaborer des histoires et des personnages crédibles. Le but des nouveaux écrivains n’est pas de faire passer le test de Turing à leurs créations, ou de réfléchir sur la logique des comportements, mais de fournir au lecteur une narration crédible et opérationnellement engageante.

ECRIRE À DEUX, À 100, À 1000…

Symptomatique du Web 2.0, l’écriture collaborative n’est pas non plus un phénomène nouveau, loin de là. Les surréalistes s’amusaient déjà avec le “cadavre exquis”, dans lequel chacun des participants devait écrire un morceau de phrase caché aux autres constituant au final un texte des plus délirants.

Cette forme d’écriture se distancie de l’écriture intéractive plus traditionnelle. Pour François Coulon, son travail ”relève clairement d’une école de l’écrit, de l’édition, alors que, sans jugement de valeur, on pourrait placer des œuvres génératives ou en réseau davantage dans une tradition orale.”

S’il est une forme d’écriture collaborative qui met en scène des milliers d’auteurs, c’est bien celle du jeu de rôle massivement multijoueurs (MMORPG), qui doit organiser la créativité de milliers de participants gérant chacun leur personnage. De plus, l’auteur (le scénariste) partage sa création avec une large équipe. Ainsi, lorsque j’ai demandé à David Calvo (qui cumule les métiers d’écrivain “classique”, publié, et celui d’auteur pour Dofus) s’il était le seul “auteur” du jeu, il a préféré me répondre ”disons que je suis le seul à écrire des mots”. Lire la suite

L’impact du monde digital et d’Internet dans notre vie (Digital Nation)

Les universités du MIT et de Stanford se sont penchées sur le phénomène de l’utilisation quasi continuelle de nouvelles technologies par leurs étudiants. Leur résultat est que les étudiants ont sans cesse une activité « multitâches » (« multitasking activity »). Ils suivent plusieurs applications en même temps, font plusieurs choses en même temps.

Cela nuit-il à leur capacité de concentration ? L’université de Stanford a fait des tests, et apparemment, oui.

D’après la chaîne américaine PBS  qui a fait un excellent documentaire sur l’impact du monde digital et d’Internet dans notre vie.

Lire la suite

Des robots à la place des journalistes !!!

Article paru dans Le Monde -mars 2010

Evanston (Illinois) Envoyé spécial

A première vue, rien de surprenant. Un compte rendu de sport d’une confondante banalité : “Les efforts remarquables de Joe Mauer n’ont pas suffi à assurer la victoire des Minnesota Twins contre les Texas Rangers lundi dernier au stade d’Arlington. Les Rangers l’ont emporté sur un score de 8 à 5 (…) Quand il maniait la batte, Mauer a été excellent de bout en bout. Il a marqué une fois dans la première manche et deux fois dans la sixième. Du côté des Texans, l’artisan de la victoire est sans conteste Tommy Hunter, qui a remporté avec brio son cinquième match d’affilée…” Un article de sport comme il en existe donc des milliers, publiés dans les pages sport de la presse américaine. Seule différence, mais de taille : il est signé The Machine, préparé et rédigé par un programme d’intelligence artificielle, baptisé Stats Monkey. Lire la suite

Facebook ne crée pas du contenu mais des conversations…

Sur FB on y relaye et commente des contenus intéressants qui sont hébergés ailleurs !f  comme famous !

Comparaison de Fred Cavazza avec la télé-réalité : A une époque les radios françaises ne diffusaient plus que des auditeurs (notamment Skyrock et Fun) car c’était à la mode, maintenant la musique a repris ses droits. Idem pour la TV où les premières émissions de TV-réalité ont fait des scores astronomiques, puis un peu moins, puis un peu moins… aujourd’hui on trouve des auditeurs et des “vrais gens” un peu partout à la radio et la TV, mais les contenus pro restent la référence. Je pense que ça sera la meme chose avec Facebook : Aujourd’hui c’est une destination à la mode, mais dans quelques années il y aura du social sur l’ensemble des sites et les internautes préfèreront du contenu pro à des updates. Lire la suite

Votre écran = votre cabine d’essayage

L’expérience shopping est-elle à son maximum ?

J’y crois pas à cette idée “d’essayer une photo” de robe sur soi… Mais voilà ça existe !  Au passage : ça me fait dire des choses… !

(images 3 D)